LE CENTRE D’AIDE ET DE LUTTE CONTRE
LES AGRESSIONS À CARACTÈRE SEXUEL

Je m’informe sur la problématique

Les violences sexuelles

La violence sexuelle est un terme qui englobe toutes les formes de violence, physiques ou psychologiques, qui se manifestent de façon sexuelle: agression sexuelle, exploitation sexuelle, cyberviolence sexuelle, leurre d’enfants, prostitution juvénile ou proxénétisme. Peu importe la forme qu’elle prend, la violence sexuelle entraîne de lourdes conséquences, tant pour les victimes et leurs proches que pour la société.

Les agressions sexuelles

Qu’est-ce qu’une agression sexuelle ?

Une agression sexuelle est un geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un individu sans le consentement de la personne visée ou, dans certains cas, par une manipulation affective ou par du chantage.

Il s’agit d’un acte visant à assujettir une autre personne à ses propres désirs par un abus de pouvoir, par l’utilisation de la force ou de la contrainte, ou sous la menace implicite ou explicite.

Une agression sexuelle porte atteinte aux droits fondamentaux, notamment à l’intégrité physique et psychologique et à la sécurité de la personne.

Cette définition s’applique, peu importe l’âge, le sexe, la culture, la religion et l’orientation sexuelle de la personne victime ou de l’agresseur.se sexuel.le, peu importe le type de geste à caractère sexuel posé et le lieu ou le milieu de vie dans lequel il a été fait, et quelle que soit la nature du lien existant entre la personne victime et l’agresseur.se sexuel.le.

  • Baiser
  • Exhibitionnisme
  • Masturbation
  • Contact oral-génital
  • Pénétration
  • Voyeurisme
  • Attouchements sexuels
  • Frotteurisme
  • Cyberagression sexuelle

Qu’est-ce qu’un abus sexuel ?

L’abus sexuel est un geste posé par une personne donnant ou recherchant une stimulation sexuelle non appropriée quant à l’âge et au niveau de développement sexuel de l’enfant ou de l’adolescent, portant ainsi atteinte à son intégrité corporelle ou physique, alors que l’abuseur.se a un lien de consanguinité avec la personne victime ou qu’il/elle est en position de responsabilité, d’autorité ou de domination avec elle. (Source : Association des centres jeunesse du Québec)

L’abus sexuel est donc un événement qui met en jeu un rapport d’inégalité dans lequel se trouvent deux personnes dont le développement de la sexualité est différent tant au plan psychique et corporel. Cette inégalité, inscrite dans un rapport de force, constitue un abus de pouvoir.

Qu’est-ce que l’inceste ?

L’inceste est une agression sexuelle commise par un père, une mère, un frère, une soeur, un parent de famille reconstituée ou un membre d’une famille d’accueil.

Le consentement sexuel

Le consentement est l’accord volontaire de la personne à l’activité sexuelle. Elle doit consentir à chaque acte sexuel précis, à sa nature et à l’identité précise du partenaire. Lorsqu’il n’y a pas de consentement, il s’agit d’une agression sexuelle.

La personne doit avoir la capacité de consentir et doit pouvoir exercer cette capacité sans contrainte extérieure, menace ou peur. Une personne endormie ou intoxiquée, par exemple, ne peut consentir.

La personne doit connaître toutes les informations qui pourraient risquer de la faire changer d’avis. Par exemple : le/la partenaire est déjà en couple, le/la partenaire a une ITSS, le partenaire ne veut pas utiliser de condom, etc. Ces informations doivent être connues afin que le consentement puisse être valide.

Le silence et l’absence de résistance ne sont pas des consentements. Le respect de l’autre, de son rythme et de ses désirs est important. Les partenaires doivent être à l’écoute des messages corporels de l’autre.

Une tierce personne ne peut pas consentir à un acte sexuel pour une autre personne.

Le consentement est un acte continu qui peut être révoqué en tout temps. Dès que la personne manifeste à son/sa partenaire qu’elle ne veut plus continuer l’activité sexuelle, le consentement est révoqué.

C’est aussi une question d’âge

Calculateur de différence d’âge

Vérifie la différence d’âge exacte entre deux personnes en consultant le calculateur.

Savais-tu que…

107%

Représente le taux d’augmentation de violences sexuelles déclarées à la police au Québec, entre 2005 et 2022.

Source : Étude du gouvernement du Québec réalisée en 2023.

62%

Les personnes âgées de moins de 18 ans représentaient 62 % de toutes les victimes d’infractions sexuelles enregistrées par les services policiers au Québec, en 2019.

Source : Étude du gouvernement du Québec réalisée en 2021.

1/9 femmes
1/20 hommes

Ont déclaré, en 2022, avoir subi une agression sexuelle par une personne adulte avant l’âge de 15 ans

Source : Étude du gouvernement du Québec réalisée en 2022.

12 à 14 ans
15 à 17 ans

Ce sont les 2 groupes d’âges ayant les taux d’agressions sexuelles les plus élevés au Québec, en 2021. Le groupe d’âge 12 à 14 ans a connu une hausse de 57,6% en un an seulement.

Source : Étude du gouvernement du Québec réalisée en 2021.

8/10

Représente le nombre de personnes victimes qui connaissaient leur agresseur.se

Source : Étude du gouvernement du Québec réalisée en 2022.

Figer n’est pas un signe de faiblesse

On ne choisit pas comment notre cerveau réagit devant un danger ou une situation perçue comme un danger. Le cerveau choisit la réaction qu’il croit la meilleure, avant même que nous puissions avoir le temps de réfléchir. Il utilise parfois la méthode qui a déjà réussi à nous sauver la vie par le passer, dans une autre situation.

Lors d’une agression sexuelle, les sentiments de terreur et d’impuissance, tout comme le caractère imprévisible et incontrôlable de l’événement déclenche une alarme dans le cerveau. Cette alarme dit à notre cerveau : «Pas le temps de réfléchir à une solution. Il y a un danger qui menace notre vie actuellement, agis sans tarder, sinon, nous mourrons.» Le cerveau entre donc en mode survie.

C’EST QUOI ÇA, LE MODE SURVIE ?
C’est le mode de fonctionnement du cerveau activé devant un danger. Pour nous protéger, pour nous sauver la vie, le cerveau peut choisir la réaction qui lui semble la meilleure parmi les suivantes: le combat, la fuite, le figement, la complaisance ou la soumission.

Conséquences à court terme

Peu après avoir subi une agression sexuelle, chaque personne réagit de façon différente. Ces réactions dépendent notamment de divers facteurs, tels que l’âge, le lien avec l’agresseur.se, si la personne a déjà été victime d’agression sexuelle lorsqu’elle était enfant, le degré de violence de l’agression, la réaction de l’entourage lors du dévoilement, etc.
Bien que les conséquences ne se présentent pas toujours dans l’ordre présenté ci-dessous, cela représente brièvement les différentes périodes qui peuvent être vécues à la suite d’une victimisation.

Il s’agit généralement de la phase la plus intense. Elle survient lors des premiers jours après l’agression sexuelle. La vie quotidienne est bouleversée et les émotions sont intenses.

Dans les heures qui suivent l’agression, la personne peut ressentir diverses émotions parfois contradictoires, parfois changeantes, passant d’un état d’euphorie à un état dépressif marqué.

RÉACTIONS ET SENTIMENTS

  • Colère et agressivité souvent manifestées envers l’entourage pour des choses banales
  • Peurs intenses
  • Honte et humiliation
  • État de déprime
  • Sautes d’humeur
  • Impression d’être incompris.e et seul.e avec son problème
  • Diminution du seuil de tolérance dans les situations perçues comme étant une menace à sa sécurité et à son intégrité physique
  • Sentiment de culpabilité
  • Désorganisation et anxiété
  • Euphorie
  • Sensations de douleurs généralisées
  • Troubles du sommeil et cauchemars
  • Perte d’appétit, nausées
  • Désir d’isolement ou, au contraire, ne jamais vouloir être seul.e
  • Etc.

La personne émerge peu à peu de la période d’état de choc et désire reprendre une vie normale. Le processus de réorganisation de la vie quotidienne commence alors. Cette phase débute en général la semaine qui suit l’agression sexuelle et se poursuit durant quelques semaines.

La personne peut maintenant mener à bien ses activités quotidiennes. Elle a, en grande partie, retrouver son calme. elle éprouve peut-être le besoin de repenser à l’agression afin d’éclaircir certaines questions ou émotions qui la troublent encore. Elle pense moins au crime, mais rien n’est oublié. Cette période peut se prolonger pendant quelques mois.

Pour en savoir plus, consulte le
Guide d’information du gouvernement du Québec.

Conséquences générales

Que l’agression sexuelle se soit produite récemment ou il y a plusieurs années, elle entraîne des conséquences dont certaines sont partagées par une majorité de victimes, tandis que d’autres dépendent de la situation particulière de chaque personne. Ces diverses manifestations peuvent survenir sur une longue période de temps débutant soit immédiatement après l’agression sexuelle ou plusieurs années plus tard.

  • Physiques : maux de tête, fatigue, ITSS, grossesse non désirée, blessures, etc.
  • psychologiques: dépression, colère, rage, sentiment de culpabilité, de honte, faible estime de soi, automutilation, etc.
  • Sexuelles: douleurs lors des relations sexuelles, dégoût de la sexualité, baisse de désir, hypersexualité, etc.
  • Relationnelles : désir d’isolement, sentiment d’être incompris.e, colère, etc.

Syndrome de stress post-traumatique

Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est un trouble mental qui peut survenir après une exposition à des événements potentiellement traumatisants sur le plan psychologique. Un diagnostic de TSPT nécessite qu’un clinicien formé et agréé évalue un ensemble précis de signes et de symptômes. Le TSPT peut être diagnostiqué si les symptômes sont présents pendant plus d’un mois et causent une détresse ou une altération cliniquement significative du fonctionnement social, professionnel ou autre domaine important de la vie. Pour en savoir davantage sur le trouble de stress post-traumatique, consulte Santé Canada.

Teste tes connaissances

MYTHE !
Sortir tard le soir, consommer de l’alcool ou des drogues, s’habiller d’une manière séduisante, accompagner quelqu’un à son domicile : aucun de ces comportements ne peut être considéré comme une provocation.
RIEN ne peut justifier une agression sexuelle.

MYTHE !
D’abord, personne n’est à l’abri d’une agression sexuelle, peu importe le genre, peu importe l’âge de la personne. Lors d’une agression sexuelle, le problème n’est pas la capacité d’affirmation de la victime, mais plutôt le refus d’écoute et de respect de l’agresseur.se. Le « non » ne s’exprime pas toujours verbalement. Une personne qui se débat, qui tremble, qui fige ou qui pleure est également en train de dire « non ». Une personne qui est à l’écoute entendra et respectera le choix de la personne.

MYTHE !
Peu importe la nature de la relation entre les deux personnes ou qu’il y ait eu consentement dans le passé, le ou la partenaire qui prend l’initiative de l’activité sexuelle a le devoir de s’assurer que l’autre personne y consent à chaque fois.

MYTHE !
L’identité sexuelle ou de genre d’un garçon victime ne sera pas déterminée par le fait d’avoir subi de la violence sexuelle de la part d’un homme. Il en est de même pour une femme ayant été agressée sexuellement par un homme.

MYTHE !
Dans les situations d’inceste, par exemple, une des grandes difficultés provient souvent du fait que la personne victime est coincée entre le sentiment d’avoir été trahie par l’agresseur.se et l’amour qu’elle lui porte.

RÉALITÉ !
Que la victime soit adulte ou mineure, elle connaît souvent la personne qui commet l’acte de violence sexuelle. C’est le cas dans plus de 80 % des agressions sexuelles dénoncées à la police. La personne responsable de la violence sexuelle profiterait de la relation de confiance ou d’autorité qu’elle entretient avec la victime.

MYTHE !
D’abord, les femmes peuvent aussi être auteures d’agression sexuelle. Par la suite, une agression sexuelle est un crime qui n’est pas relié au désir. C’est une prise de pouvoir de l’agresseur.se sur la victime.
Toute personne a la capacité de contrôler son désir sexuel.

Impacts des mythes

Ils entretiennent la tolérance pour les agressions sexuelles

Ils banalisent la violence sexuelle dans la société

Ils diminuent la crédibilité des personnes victimes

Ils alimentent les doutes à l’égard de la responsabilité de la victime

Les victimes peuvent avoir peur du jugement des autres ou de ne pas être crues et ainsi hésiter à dévoiler l’agression sexuelle qu’elles ont vécue.

La culture du viol

Les mythes entretiennent la culture du viol. Qu’est-ce que c’est ? Ce sont des gestes, des paroles, des comportements qui tendent à banaliser différentes formes de violences sexuelles, qui renvoient le blâme de l’agression sur la victime, qui déresponsabilisent l’agresseur. Tolérer des comportements inadéquats, insistants ou sexistes, raconter ou soutenir des blagues sur les violences sexuelles, discréditer la personne victime, excuser l’agresseur sont autant d’exemples qui font partie de cette culture du viol. Elle décourage les personnes victimes à prendre la parole et à se faire entendre.

lA CYBERVIOLENCE sexuelle

Qu’est-ce que la cyberviolence sexuelle?

La cyberviolence sexuelle est une forme de violence sexuelle réalisée au moyen des différentes technologies de communications, telles que le web, les médias sociaux et les textos. Elle n’est pas forcément répétée ou prolongée dans le temps. Les cyberviolences sont des actes agressifs faits par une ou plusieurs personnes dans le but de nuire à un individu.

Bien que la cyberviolence soit faite de manière virtuelle, elle a des répercussions bien réelles.

Les types de cyberviolences sexuelles

Il y a « grooming » quand quelqu’un (très souvent un adulte) prend
contact avec un enfant/mineur afin de lier des rapports émotionnels
avec lui dans le but de le soumettre à des abus sexuels ou à son
exploitation sexuelle.

Le « grooming » (on parle aussi de séduction malintentionnée des enfants, de pédopiégeage ou encore de
manipulation psychologique des enfants) peut se produire aussi bien en ligne que dans la vie de tous les
jours, par un inconnu ou par une connaissance de l’enfant.

Beaucoup d’enfants ne comprennent pas qu’ils sont victimes de «grooming» ou que ce à quoi ils ont été
soumis est de nature abusive. Il est fréquent que l’enfant croie à tort qu’il entretient une relation avec le
délinquant.

(Source : gsma.com)

Expression qui signifie «humiliation du corps». C’est intimider quelqu’un ou s’en moquer à cause de son physique, considéré comme atypique.

(Source : stoplescyberviolences.ca)

Néologisme composé des mots anglais slut (salope) et shame (honte). Slut shaming désigne le fait de critiquer, stigmatiser, culpabiliser ou encore déconsidérer toute femme dont l’attitude, le comportement et/ou l’aspect physique sont jugés provoquants, trop sexuels ou immoraux. Les attaques peuvent être physiques ou morales et entretiennent l’idée que le sexe est dégradant pour les femmes.


(Source : stoplescyberviolences.ca)

Tout comportement, parole, acte ou geste répété qui a pour effet
d’engendrer des sentiments de détresse et de léser, blesser, opprimer ou ostraciser une personne. On parle de cyberintimidation lorsqu’elle se produit dans le cyberespace.


(Source : stoplescyberviolences.ca)

Pratique répréhensible dans laquelle un.e adolescent.e ou un groupe d’adolescent.e.s agresse ou humilie une victime, qui leur est généralement inconnue, pendant qu’un.e complice filme la scène avec son téléphone cellulaire dans le but de diffuser ensuite sur Internet ces images de violence.


(Source : stoplescyberviolences.ca)

Lorsqu’une victime est pourchassée par courriel, texto ou via les médias sociaux. Ses communications en ligne sont surveillées ou perturbées. Elle se sent menacée. Chez les jeunes, cette forme de cyberviolence est plus souvent observée dans le cadre des relations amoureuses, mais peut également l’être dans d’autres contextes relationnels.


(Source : marie-vincent.org)

L’exploitation sexuelle implique qu’une personne profite du corps d’une autre à des fins sexuelles en vue d’en tirer un avantage (financier ou autre). Généralement, l’exploiteur (homme ou femme) profitera de l’état de vulnérabilité ou de dépendance de la victime. L’exploiteur peut être mineur ou majeur et il peut agir pour son compte personnel ou pour le compte d’une organisation criminelle (gang de rue, crime organisé).


(Source : gouvernement du Québec)

Lorsqu’une personne séduit et manipule un·e jeune de moins de 18 ans, au moyen du web ou des nouvelles technologies, dans le but de commettre une infraction sexuelle. Dans certains cas, l’individu malintentionné utilise de fausses informations, en se faisant par exemple passer pour une personne du même âge que le·la jeune ciblé·e.

(source : Marie-Vincent.org)

Faire ou transmettre des menaces de causer la mort, des blessures ou une agression sexuelle à une personne ou à un groupe de personnes.

Mettre en scène des personnes de moins de 18 ans dans un contexte ou un but sexuel. Il est interdit de produire, distribuer, posséder ou donner accès à de la pornographie juvénile.

Lorsque des images intimes d’une personne sont diffusées, transmises ou rendues accessibles à d’autres personnes sans le consentement de la personne qui figure sur l’image. La publication d’images intimes peut faire suite à une rupture amoureuse (revenge porn), mais elle est également fréquente parmi les jeunes qui ne sont pas en couple. Cette forme de violence peut avoir un effet boule de neige puisque les images circulent rapidement et auprès d’un grand nombre de jeunes.

(Source : Marie-Vincent.org)

La sextorsion réfère au fait d’être victime de chantage sexuel. Généralement, une personne arrive à obtenir des images intimes, en se faisant passer pour quelqu’un d’autre ou par piratage. Elle peut parfois obtenir les images intimes dans le cadre d’un jeu de séduction d’abord consentant. Ces images sont ensuite utilisées pour menacer la victime et obtenir de l’argent ou davantage de photos intimes.

(Source : Marie-Vincent.org)

Le terme « hypertrucages » désigne des vidéos, des photos ou des enregistrements audio qui ont l’air ou qui sonnent tout à fait réalistes, mais qui ont été modifiés à l’aide de l’IA. Cette technologie permet par exemple de remplacer un visage par un autre, de modifier les expressions faciales et de combiner des éléments distincts pour produire de toutes nouvelles images. Ce sont là des canulars couramment utilisés pour montrer une personne en train de faire ou de dire quelque chose qu’elle n’a jamais fait ou dit.

Au Canada, c’est un acte criminel de créer des images sexuellement explicites d’une personne mineure (âgée de moins de 18 ans) qui mettent ses organes génitaux en évidence ou qui la mettent en scène dans une activité sexuellement explicite. C’est la même chose pour les images d’une personne mineure modifiées à l’aide de l’IA.

(Source : cyberaide.ca)

Impacts possibles

Chaque personne réagit de façon différente. Voici les différents impacts possibles.

  • Détresse
  • Insécurité
  • Colère
  • Sentiment d’impuissance
  • Sentiment de culpabilité
  • Humiliation
  • Sentiment de trahison
  • Méfiance
  • Baisse d’estime de soi
  • Anxiété
  • Dépression
  • Abus d’alcool et de drogues
  • Isolement
  • Automutilation
  • Idées suicidaires/tentatives/suicide
  • Traumatismes
  • Somatisation (maux de ventre, maux de tête, etc.)
  • Trouble alimentaire
  • Perte d’appétit
  • Difficulté à dormir
  • Les cyberviolences peuvent conduire à des événements
    difficiles ou à des abus dans la vie réelle
  • Méfiance envers les gens
  • Conflits et problèmes relationnels
  • Pertes d’amitiés
  • Discrimination
  • Exclusion
  • Difficultés de concentration
  • Baisse des résultats scolaires
  • Absentéisme
  • Impact sur le climat scolaire
    (plus de stress, méfiance, etc.)
  • Changement d’école
  • Décrochage
  • Coûts associés aux démarches judiciaires
  • Coûts associés aux services de thérapeutes

(Source : stoplescyberviolences.ca)

Tactiques de manipulation

Les personnes malintentionnées ont souvent recours aux techniques décrites ci-dessous pour établir une relation et éventuellement commettre une infraction à caractère sexuel, comme par exemple l’obtention de photos intimes.

La personne malintentionnée fait des compliments ou offre des cadeaux, qui sont habituellement des marques de gentillesse qui inspirent confiance. La personne victime se sent aimée et redevable.

La personne malintentionnée se dénigre ou parle des expériences malheureuses qu’elle a vécues, ce qui suscitent l’empathie des personnes victimes. Ces dernières ont alors habituellement envie de remonter le moral et de faire plaisir à la personne malintentionnée en lui accordant des faveurs.

La personne malintentionnée partage des images intimes en premier et en demande en retour. Les images reçues font sentir la personne victime redevable.

La personne malintentionnée fait des demandes répétées et insiste malgré les refus. Elle suscite un sentiment d’envahissement qui peut amener la personne harcelée à céder aux demandes. La répétition banalise la demande, qui peut sembler de plus en plus normale.

La personne malintentionnée tente de faire peur et de présenter des conséquences négatives si l’autre ne fait pas ce qui est demandé. La personne menacée peut alors se sentir forcée d’agir contre son gré afin d’éviter des conséquences négatives.

(Source : marie-vincent.org)

Que puis-je faire ?

  • Ne divulgue jamais de renseignements personnels : nom, âge, adresse, numéro de téléphone, mots de passe, etc.
  • Si la personne t’invite à poursuivre la conversation sur une autre application que celle déjà utilisée, refuser la demande.
  • Lorsque la situation devient problématique, quitter l’environnement en ligne et prévenez un adulte de confiance.
  • Éviter d’échanger avec la personne malveillante, ne pas répondre aux messages reçus.
  • Faire des captures d’écran, conserver des copies des messages échangés.
  • Noter la date et le contenu des échanges, si les conversations ont disparu.
  • Bloquer la personne malveillante sur les médias sociaux, l’application ou le jeu.
  • Renforcir les paramètres de confidentialité des applications utilisées et mettre son compte privé, si possible.
  • Changer de courriel ou de compte sur les applications utilisées.
  • Prévenir le fournisseur de services Internet ou de téléphonie cellulaire, selon le cas.
  • Alerter le service de police local lorsqu’il y a soupçon d’une infraction criminelle.

Alertes transmises par courriel où l’on vous informe sur les tendances actuelles en matière de technologies émergentes pour mieux se protéger et protéger son entourage dans l’espace numérique.

Tu as moins de 18 ans et quelqu’un fait circuler une photo intime de toi ? Des ressources peuvent t’aider.