RÔLE CONSEIL
Comment bien accompagner une personne victime d’agression à caractère sexuel?
Par ton soutien et ta compréhension, tu as une place importante dans le processus de rétablissement d’une personne qui a été victime d’agression sexuelle. Il est important d’aller chercher du soutien, de t’informer et d’adopter des attitudes qui sont bénéfiques pour la personne qui a été victime, tout en prenant soin de toi.
Lors d’un dévoilement
Voici quelques indications auxquelles tu peux te référer lorsqu’une personne te dévoile avoir été ou être victime d’une agression sexuelle :
- Vérifier si la personne est en danger
- Se montrer disponible et empathique
- Valider les émotions vécues
- Croire et ne pas juger
- Souligner la responsabilité de l’agresseur.se
- Poser des questions ouvertes, non intrusives et non dirigées
- Ne pas aggraver les faits ou réagir trop fortement
- Ne pas minimiser, banaliser, justifier ou excuser la situation
- Ne pas chercher à interpréter les faits et les émotions
- Ne pas dire que vous allez garder le secret

Dans l’éventualité où tu parviens difficilement à prendre une distance émotive par rapport au récit de la victime et aux événements vécus, n’hésite pas à trouver appui auprès de professionnels spécialisés dans l’aide aux victimes d’agression sexuelle. Appelle-nous!
Pour une personne de moins de 18 ans
Si une personne de moins de 18 ans te confie avoir été agressée sexuellement, il est important d’adopter les attitudes aidantes suivantes :

- Demeurer calme devant l’enfant;
- Écouter l’enfant ouvertement et ne pas le juger;
- Être rassurant pour lui;
- Lui dire qu’il a pris la bonne décision en vous parlant de ses difficultés;
- Lui faire comprendre que vous le croyez;
- Ne pas lui promettre que vous garderez secret ce qu’il vous a raconté. Afin de venir en aide à l’enfant et d’assurer qu’il reçoive le soutien et la protection nécessaires, la Loi sur la protection de la jeunesse stipule que toute personne ayant une raison de croire qu’un enfant a subi un abus sexuel doit contacter la DPJ afin de lui signaler la situation;
- Ne pas interroger l’enfant et le laisser parler librement, avec ses propres mots. Surtout chez les plus jeunes, les questions suggestives pourraient influencer le récit de l’enfant et nuire à l’intervention de la DPJ;
- Noter dès que possible les paroles de l’enfant.
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